Le lendemain d'une tempête, deux réflexes s'opposent. Monter voir soi-même, ou appeler. Nous vous conseillons vivement le second, et pas seulement par intérêt commercial : une toiture qui a subi un coup de vent peut avoir des éléments désolidarisés qui ne se voient pas et qui cèdent sous le poids d'une personne.
Depuis le sol, photographiez ce qui est visible — tuiles au sol, éléments déplacés, gouttière arrachée. Ces clichés serviront pour l'assurance. À l'intérieur, repérez les traces d'eau et placez des récipients. Si de l'eau ruisselle près d'une installation électrique, coupez le circuit concerné.
Déclarez le sinistre à votre assureur : le délai est généralement de cinq jours ouvrés pour une tempête, et il court à partir du moment où vous constatez les dégâts.
La priorité est le hors d'eau. Bâchage sanglé — pas simplement lesté, une bâche mal fixée repart au coup de vent suivant — et sécurisation de ce qui menace de tomber. Vient ensuite seulement le diagnostic complet : état de la couverture, des chéneaux, des solins et de la charpente si l'eau a pénétré.
Nous établissons un devis détaillé, exploitable directement par votre assurance, distinguant ce qui relève du sinistre de ce qui relève de la vétusté préexistante — cette distinction évite bien des discussions avec l'expert.
Les épisodes de tempête attirent des démarcheurs qui proposent des réparations immédiates en porte-à-porte. Prenez le temps d'un devis écrit et vérifiez l'assurance décennale. Une toiture réparée à la hâte se paie deux fois.